Ce qu'ils ont publié eux-mêmes se cite. Ce que vous êtes allé chercher sur eux sert à choisir, jamais à écrire.
Une seule par entreprise. À cette taille, c'est presque toujours le dirigeant, et son nom est gratuit.
Elle se paie en dernier, 5 centimes, et seulement si elle est trouvée. On vérifie qu'elle est bien chez eux.
Semaine 3 sur 6. Vous avez une trentaine à une cinquantaine d'entreprises lues et triées. Prenons-en une.
Une société de logistique de trente-cinq personnes, à quarante minutes de chez vous. Son site annonce l'ouverture d'un deuxième entrepôt en janvier, et sa page recrutement porte une seule offre, celle d'un responsable logistique. Vous fabriquez des rayonnages d'entrepôt.
Elle était sur votre liste depuis la semaine 2, comme les quarante-neuf autres. Ces deux pages ajoutent une raison de lui écrire maintenant. Cette société va nous suivre jusqu'à la semaine 6.
Ce qui se cite, et ce qui sert seulement à choisir
Deux catégories de faits, et les confondre est la faute la plus coûteuse.
Ce qu'ils ont publié eux-mêmes se cite dans le message. Une offre d'emploi, une actualité sur leur site, un salon où ils exposent, une levée de fonds qu'ils annoncent. Ils l'ont écrit pour être lus.
Ce que vous êtes allé chercher sur eux ne se cite pas. Un acte au bulletin officiel, un changement de dirigeant, l'effectif déclaré, les comptes annuels. C'est légalement public et humainement intrusif. Un dirigeant qui lit « j'ai vu que votre capital a augmenté de 400 000 € en mars » se demande qui vous êtes et ce que vous savez d'autre. Ça vous sert à choisir qui et quand, jamais à écrire la première phrase.
| Le moment | Où le trouver | Se cite ? | Ce qu'il dit |
|---|---|---|---|
| Une offre d'emploi | France Travail, leur page recrutement | oui | ils préparent une croissance et n'ont pas encore la personne |
| Un deuxième site | leur page actualités, la presse locale | oui | ils ont une date et un budget engagé |
| Un salon où ils exposent | la liste des exposants | oui | ils cherchent des clients maintenant |
| Une nouvelle gamme | leur site, leur page LinkedIn | oui | ils ont un marché neuf à adresser |
| Un acte au bulletin officiel | le BODACC | non | utile pour trier, jamais pour ouvrir |
| Un nouveau dirigeant | le registre | non | les cent premiers jours changent les fournisseurs |
Relisez la page le jour où vous envoyez, et avant chaque relance. Une page de recrutement ne porte presque jamais de date : la seule fiable est celle où vous l'avez lue. Une offre retirée veut dire que le poste est pourvu, et votre message a perdu son objet. Quatre entreprises de ma liste annonçaient sur leur site un salon « à venir ». Les quatre étaient passés.
Attention à ce qui ressemble à une offre sans en être une. Une page « nous recrutons » qui liste onze métiers ouverts en permanence, sans une seule offre datée, est un formulaire de candidature spontanée. J'ai sorti de mon premier envoi, le matin du départ, une entreprise à qui mon message annonçait « une dizaine de postes ouverts ».
Pour chercher, cinq endroits suffisent : France Travail pour les offres d'emploi (gratuit, avec une interface que Claude peut interroger), leur site, leur page LinkedIn, la presse économique locale, et une alerte Google sur le nom de chaque entreprise gardée.
Sur un mois, mon filtre a retenu environ 200 offres d'emploi commerciales dans ma zone. Après vérification de chaque entreprise au registre, il en restait quatre : les autres avaient leur siège hors zone, moins de dix salariés, ou appartenaient à un groupe. Quatre entreprises par mois, c'est peu, et ça recommence le mois suivant. Un chiffre détecté et un chiffre vérifié ne se comparent pas.
Une personne par entreprise, et une seule
Chez une entreprise de trente personnes, écrire à deux dirigeants la même semaine se voit dans la journée. Une personne, et une remplaçante en réserve.
Le nom du dirigeant est gratuit : il est sur la fiche du registre. Quand le registre ne donne qu'une holding, remontez d'un cran en vérifiant la ville. Ce geste m'a rendu le dirigeant presque à chaque fois.
Un directeur commercial se cherche sur la page équipe, et à cette taille il n'existe le plus souvent pas : neuf fois sur dix, il n'y avait personne d'autre que le dirigeant. Ne cherchez pas longtemps, et ne payez rien pour ça.
L'adresse se paie en dernier
C'est la seule dépense variable de la chaîne, et l'ordre compte : chaque euro dépensé sur une entreprise que la lecture aurait écartée est perdu. Ça m'est arrivé quatre fois sur un seul envoi.
Avec lemlist, que vous avez déjà, une recherche d'adresse coûte 5 crédits, soit 5 centimes, et n'est facturée que si une adresse est trouvée. Vous donnez le prénom, le nom et le domaine de l'entreprise. J'ai vérifié le barème sur mon compte : les recherches qui n'ont rien donné ne m'ont rien coûté.
Trois issues, trois gestes. Une adresse « délivrable » part, après votre contrôle. Une adresse douteuse attend : l'envoyer abîme votre réputation d'expéditeur pour un gain nul. Rien trouvé : vous ne payez pas, et vous ne devinez pas.
⚠️ Le piège qui coûte le plus cher : une adresse qui n'est pas chez eux. L'outil rend parfois une adresse délivrable sur un autre domaine que celui de l'entreprise. Sur ma première vingtaine d'adresses, deux étaient dans ce cas. Comparez le domaine de l'adresse à celui du site, à chaque fois.
Ne déduisez pas non plus une adresse d'après la forme des autres (prenom.nom@) pour la faire vérifier ensuite : la vérification se paie à chaque essai, même quand l'adresse est fausse. Une trentaine d'adresses déduites puis vérifiées m'en ont donné trois bonnes. Le lendemain, la recherche les a toutes trouvées, dont plusieurs que la forme la plus courante n'aurait pas données.
Ce que Claude fait cette semaine, et ce que vous faites. Il relève les offres publiées dans votre zone, ouvre les pages actualités et recrutement de chaque entreprise gardée, et note le fait, son adresse web et la date où il l'a lu. Il compare le domaine de chaque adresse rendue à celui du site. Vous décidez si le fait est une raison d'écrire, et vous décidez de payer.
La semaine 4 écrit le message que notre société de logistique va recevoir.
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