Les refus d'abord, un paquet de 10 à 20 entreprises, le suivi des ouvertures coupé, les délais relus dans l'outil.
Écrire à un professionnel est permis : informer dès le premier message, respecter un refus pour toujours, séparer les personnes des entreprises.
Il met un visage sur un nom. Jamais deux touches le même jour, aucune relance sur ce canal.
Semaine 5 sur 6. Lundi matin, ouvrez lemlist et regardez le score de délivrabilité de votre boîte. Au-dessus de 90 depuis une à deux semaines, vous pouvez partir. En dessous, vous attendez et vous écrivez d'autres messages.
Ma boîte affichait 94 le jour du départ, après quatre semaines de chauffe.
La campagne, chargée dans le bon ordre
L'ordre compte, parce que deux de ces gestes ne se rattrapent pas une fois les messages partis.
- La liste des refus d'abord. Les personnes qui vous ont demandé de ne plus les contacter entrent dans la liste de désabonnement avant tout import. Elle vaut pour toutes vos campagnes.
- Importez un paquet de 10 à 20 entreprises, pas cinquante. Quinze vous laissent corriger avant de brûler la liste entière, et c'est un rythme qu'une personne seule tient.
- Posez l'expéditeur à la main et vérifiez-le à l'écran : c'est votre boîte jumelle, pas votre messagerie habituelle.
- Coupez le suivi des ouvertures et des clics. Ces mouchards sont des images invisibles et des liens réécrits, et ils font basculer des messages en indésirables. Vous perdez un taux d'ouverture qui ne veut rien dire sur huit envois, vous gagnez d'arriver.
- Écrivez la séquence : le premier message, la relance à quatre jours, la dernière à huit jours de plus, dans le même fil.
- Relisez les délais dans l'outil, après avoir écrit les textes. Chez moi, une modification de texte a déplacé les délais de 5 et 7 jours à 4 et 8 sans que je le demande.
- Regardez l'aperçu de chaque message, variables remplies. Un prénom manquant se voit ici, jamais dans le tableur.
- Étalez les départs sur la journée plutôt que de tout envoyer à neuf heures.
La liste à cocher du jour d'envoi
Chacune vient d'une erreur payée une fois.
- Le score de délivrabilité au-dessus de 90 ce matin.
- Le fait de chaque entreprise relu à l'instant, trente secondes chacune.
- L'adresse de chaque contact sur le domaine de son entreprise.
- Une seule personne par entreprise.
- Personne de la liste des refus dans le paquet.
- Un seul point d'interrogation par message.
- Aucun lien, aucune image, aucun tiret long.
- L'objet entre trois et sept mots, sans le mot prospection.
- La mention d'information sur le premier message, avec un lien qui répond.
- Les délais des relances relus dans l'outil, pas dans vos notes.
- La boîte d'envoi ouverte dans la journée, pour les filtres qui demandent une confirmation.
La dernière case vient de mon premier envoi : deux entreprises sur huit utilisaient un filtre qui retient tout message d'un expéditeur inconnu jusqu'à ce qu'il clique un lien de confirmation. Tant que personne ne clique, le dirigeant n'a rien reçu.
Ce que la loi demande, et c'est peu
Écrire à un professionnel qui n'a rien demandé est permis en France, à trois conditions.
Informez, dès le premier message. Trois phrases en pied, sur le premier message seulement : d'où viennent ses coordonnées, où trouver le détail de vos traitements et ses droits, et comment demander la suppression. Le lien doit pointer une page en ligne qui répond.
Respectez un refus, définitivement. Quelqu'un qui demande à ne plus être contacté sort de toutes vos campagnes, sur l'email comme sur LinkedIn, et ça vaut pour son remplaçant dans la même entreprise. Sa ligne reste dans votre tableau, marquée. Ne videz jamais cette liste pour repartir propre : c'est le geste qui vous vaudra une plainte.
Séparez les personnes des entreprises, ce que vous avez fait en semaine 2. Vous pouvez ainsi effacer une personne sans perdre votre liste.
« Pas intéressé » n'est pas « ne m'écrivez plus ». Le premier est une réponse valable, vous pouvez revenir dans un an. Le second est définitif. Dans le doute, traitez-le comme définitif.
LinkedIn, sans doubler l'email
LinkedIn met un visage sur un nom et laisse une porte ouverte. Il ne redit pas l'email et il ne relance pas. Cinq minutes par jour, cinq règles :
- Jamais deux touches le même jour sur la même personne. L'invitation part un à trois jours après l'email.
- Invitez sans note. Le texte personnalisé va dans le message qui suit l'acceptation.
- Ce message finit par une question sur leur métier, pas sur le vôtre.
- Aucune relance sur ce canal. Une invitation ignorée se retire au bout de trois semaines.
- La même personne que pour l'email. Une entreprise, un interlocuteur.
Les six premières invitations sont parties dans les trois jours qui ont suivi mon premier envoi, aucune le jour même. Mi-octobre, une quarantaine d'invitations étaient parties, quatre avaient été acceptées, et un seul message avait reçu une réponse. Chez des dirigeants de PME, ce canal laisse une trace, il n'ouvre pas la conversation à la place de l'email.
Ce que Claude fait cette semaine, et ce que vous faites. Il prépare le paquet, joue la liste à cocher et vous dit qui inviter sur LinkedIn, et quel jour. Vous appuyez sur le bouton d'envoi, et vous faites chaque geste LinkedIn vous-même.
La semaine 6 est celle des réponses : elles arrivent dans les quarante-huit heures, ou pas du tout.
Dans la même sérieSemaine 6 : les réponses, et ce qu'elles vous apprennent
Dans la même sérieSemaine 4 : le premier message, pendant que la boîte chauffe