Le connecteur Strava officiel se branche en une commande. Il est en lecture seule.
Le coach, c'est un dossier : un CLAUDE.md qui fait le brief, un profil, des plans, un journal.
Trois suffisent : le debrief, le bilan, le recalage.
Le 26 septembre, j'ai abandonné au km 20 d'un trail. Trois jours plus tard, le plan de reprise était écrit, avec des règles tirées de ce qui avait cassé ce jour-là. C'est Claude Code qui l'a écrit, avec moi.
Voilà comment monter le même chez toi.
⚠️ Un coach IA lit des chiffres. Il ne remplace ni un médecin, ni un entraîneur qui te voit courir. Une douleur qui dure, un signal bizarre : tu consultes.
Trois choses à avoir avant de commencer
- Claude Code, connecté à ton compte Claude.
- Un abonnement Strava payant. Le connecteur est réservé aux abonnés, et l'essai gratuit ne suffit pas : l'accès s'ouvre quand il devient payant.
- Ta montre ou ton compteur, qui envoie déjà tes séances sur Strava. Avec la fréquence cardiaque et la puissance, le coach a beaucoup plus de matière.
Brancher Strava tient en une commande
Deux chemins. Prends-en un seul.
Le plus simple passe par claude.ai : ouvre Customize, puis Connectors, clique sur le +, cherche Strava et autorise ton compte. Le connecteur apparaît tout seul dans Claude Code, à condition que tu y sois connecté avec ce même compte Claude, et pas avec une clé API.
L'autre se fait dans le terminal, depuis le dossier de ton coach :
claude mcp add --transport http strava https://mcp.strava.com/mcpEnsuite, dans Claude Code, tape /mcp, choisis strava et suis la connexion dans le navigateur. Si tu as fait les deux, Claude Code garde celui du terminal et masque l'autre.
Pour vérifier : demande-lui tes cinq dernières séances. S'il te répond avec tes sorties, c'est branché.
Le coach, c'est un dossier
Claude Code oublie tout d'une session à l'autre, sauf ce qui est écrit dans le dossier où tu le lances. Ton coach, c'est donc un dossier, et tu ouvres toujours tes sessions de coaching dedans.
| Fichier | Ce qu'il contient |
|---|---|
CLAUDE.md |
Le brief du coach, relu à chaque ouverture de session |
profil.md |
Tes repères : zones, seuils, historique, blessures passées, matériel |
objectifs.md |
Tes courses de la saison et ce que tu vises sur chacune |
plans/ |
Un fichier par bloc d'entraînement, une séance par ligne, avec une colonne « Réalisé » |
journal/ |
Une entrée par séance clé : objectif, réalisé, ressenti, verdict, suite |
bilans/ |
Des photos datées : forme avant une course, fin de bloc, bilan de course |
Pour remplir profil.md, ne pars pas de zéro : demande-lui de lire tes zones et tes six derniers mois sur Strava, de te proposer une version, puis corrige ce qui cloche.
Le CLAUDE.md fait tout le travail. Voilà une base à copier et à adapter :
# Mon coach d'entraînement
Tu es mon coach en <sport>. Tu t'appuies sur mes séances Strava, lues par le connecteur Strava, et sur les fichiers de ce dossier.
## Au démarrage de chaque session
Lis profil.md, objectifs.md, le journal du mois en cours et le plan en cours dans plans/.
## Rituels
- « debrief » : retrouve l'objectif de la séance dans le plan, tire la séance sur Strava, pose-moi cinq questions courtes (effort sur 10, jambes, sommeil, nutrition, douleurs), rends un verdict rapporté au rôle de la séance dans le bloc, puis écris une entrée dans journal/ et la colonne Réalisé du plan.
- « bilan » : les six dernières semaines de séances, la tendance de charge, ce qu'il faut ajuster.
- « recale le plan » : après une course, une semaine ratée ou une alerte, propose le plan modifié et attends mon accord avant de l'écrire.
## Règles
- Aucun conseil générique. Chaque recommandation cite la donnée qui la porte (séance, test, journal), sinon tu la présentes comme une hypothèse à tester.
- Dans le journal, trois à cinq chiffres qui portent le verdict. Strava garde le reste, l'identifiant de la séance suffit pour y revenir.
- Ne copie jamais l'export brut de Strava dans ce dossier.
- Une douleur qui dure ou un signal inhabituel : tu me dis de consulter, tu ne diagnostiques pas.Trois rituels suffisent
Après chaque séance clé. Il retrouve ce que la séance devait produire, tire ce qu'elle a vraiment donné, te pose ses questions et rend un verdict.
Avant une course ou en fin de bloc. Six semaines de séances, la charge qui monte ou qui stagne, ce qui coince.
Après une course, une semaine ratée ou une alerte. C'est celui qui sert le plus.
« Bonne séance » ne compte pas comme un verdict : il doit dire si la séance a rempli son rôle dans le bloc.
Mon abandon du 26 septembre a donné un plan de reprise de cinq semaines, sans course avant 2027. Chaque règle du bloc répond à une erreur du jour J.
Strava donne les séances, Claude recalcule le reste
Le connecteur donne la liste de tes séances (sport, distance, temps, dénivelé, effort relatif), le détail d'une séance (tours, meilleurs efforts, courbe de puissance), la séance mesure par mesure (fréquence cardiaque, watts, cadence, altitude, pente), tes zones et ton matériel, kilométrage des chaussures compris. Il est en lecture seule : il ne peut ni créer ni modifier une activité.
Il ne calcule pas le TSS, la puissance normalisée ni la charge au jour le jour. Demande à Claude un petit script Python qui les recalcule depuis la séance mesure par mesure. Chez moi, sur une sortie vélo, ses meilleurs efforts recalculés retombent au watt près sur ceux de Strava.
Pas de script maison : Strava l'interdit
Depuis le 1er juin 2026, la politique d'API de Strava interdit d'utiliser les données tirées de son API dans une application d'IA, y compris pour les glisser dans la conversation (section 5.3). Elle fait une exception écrite pour son connecteur officiel, dans l'usage perso de tes propres données (section 3.5).
Donc pas de script qui aspire tes séances par l'API pour les donner à Claude, et pas de base qui les recopie. Ton dossier ne garde que ce que tu en retiens : les verdicts, les repères, les décisions.
J'avais une app maison qui recopiait mes séances dans une base. Je l'ai mise en pause le 17 septembre, et je suis passé au connecteur.
Les pièges que j'ai payés
- Les longues séances ne s'affichent pas dans la conversation. Au-delà d'une certaine taille, la réponse part dans un fichier, et c'est voulu : Claude l'analyse par script au lieu de la lire. Une séance de plus d'une heure, mesure par mesure, y passe toujours.
- Une pause n'est pas une séance à zéro watt. Si le script ne saute pas les trous dans le temps, ton arrêt café de vingt minutes devient vingt minutes à 0 W, et ta moyenne s'effondre.
- Strava limite les appels par minute et par jour, sans publier les chiffres. Pour une tendance, la liste des séances suffit ; le détail mesure par mesure se garde pour les séances clés.
- Trois échelles de charge cohabitent : l'effort relatif de Strava, le TSS calculé sur la puissance, le TSS estimé sur la fréquence cardiaque. Exige que chaque chiffre dise d'où il vient, et qu'elles ne se mélangent jamais dans un même tableau.
- Sous Windows, les scripts Python plantent sur les accents s'ils ne lisent pas les fichiers en UTF-8. Dis-le à Claude dès le premier script.
Le coach ne te juge pas. Il garde juste la trace de chaque départ trop rapide, et il te la ressort la veille de la prochaine course.
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